En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés. Mentions légales.
 
 
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la page...
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la section...
Recherche
 
Fermer

Photos

Calendrier

Visites

 1081336 visiteurs

 47 visiteurs en ligne

Vous êtes ici :   Accueil » Nouvelles

Nouvelles

Hommage à Hervé Gourdel - le 26/09/2014 19:13 par Capleymar

Salut Hervé,

Je me permets de me représenter quel a été ton effroi lorsque tu as compris quel sort t’était réservé…

On dit que l’on voit défiler le diaporama de sa vie durant les instants qui précèdent la mort.

Alors, je l’espère, tu as eu le temps de passer en revue toutes les images de ta superbe vie de guide ; 

L’univers silencieux et magique de tes excursions en ski de randonnée,

L’or des falaises au crépuscule alors que tu abordes la dernière longueur d’une voie de rêve,

L’eau turquoise des vasques de l’Estéron,

La grâce des chamois défiant les lois de l’apesanteur,

Le murmure des ruisseaux et le tumulte des cascades lors de la fonte des neiges,

L’odeur envoûtante et animale du buis des gorges du Verdon, « patience dans l’azur » suspendu au relais,

Tu as su transmettre avec talent, humilité et tant d’humanité à tes stagiaires, tes compagnons de randonnée ou de cordée, et surtout à Erwan, toute cette mosaïque d’images, cette explosion de sensations qui composent notre univers vertical.

En dépit de ta grande maîtrise des différentes pratiques liées à la montagne, il t’importait, plus que l’idée de performance, de communiquer une vision hédoniste de ce monde.

La montagne est en deuil d’un de ses messagers les plus attachants.

L’alpinisme est un sport dangereux, mais ce n’est rien comparé à la folie humaine…


Federica Corrado, Elena Di Bella, Valentina Porcellana (a cura di), (dir.),

3000_184.jpg

Les nouvelles frontières de la recherche dans les régions alpines

Le nuove frontiere della ricerca per i territori alpini, Terre Alte-Dislivelli, Franco Angeli editore, 2013.

En italien

Vous trouverez un aperçu des résultats des dernières recherches sur le contexte alpin discuté lors du Second forum interdisciplinaire de jeunes chercheurs des Alpes de demain organisé par Dislivelli et la Province de Turin( Projet Interreg IV C Padima), à partir des questions de dépeuplement et de repeuplement des zones de montagne.

“Secondo Forum interdisciplinare dei giovani ricercatori per le Alpi di domani”, organizzato da Dislivelli e dalla Provincia di Torino (Progetto Interreg IV C Padima) in collaborazione con Dipartimento di Filosofia e Scienze dell’Educazione dell’Università di Torino, l’Istituto Superiore sui sistemi territoriale e per l’innovazione e il Segretariato permanente della Convenzione delle Alpi

Dans ce volume sont collectées et traitées les questions d'une manière interdisciplinaire : la construction des identités territoriales et les changements culturels en place, le développement du tourisme en tant que force motrice pour les zones de montagne marginales, les politiques de développement durable pour l'utilisation et l'exploitation des ressources alpines, les outils les plus appropriés pour l'analyse territoriale des contextes alpins.


Une partie de l'article de Enrico Camanni sur Dislivelli

Turin perd les Alpes

« La fermeture de Alp et de la Rivista della Montagna, récemment réunis dans un magazine est une très grave nouvelle pour Turin et ses relations avec les Alpes, qui, au lieu de se renforcer à l'occasion des Jeux olympiques, se sont progressivement réduites et appauvries, jusqu'à perdre toute sa précieuse tradition éditoriale ainsi que la longue expérience des zones de montagne, les clairvoyantes politiques des parcs, le Salon de la montagne, et ainsi de suite. Turin n'a jamais été aussi isolée de ses Alpes et il est plus qu'urgent , avec l'aide de la Compagnia di San Paolo, de repartir pour fonder, ou plutôt de refonder un lien culturel avec les montagnes, duquel peuvent retomber des actions sociales et politiques pour le territoire. »


Voir Naples survivre - le 04/04/2013 17:12 par Capleymar

 Derrière le décor baroque se dessine la tragédie humaine. 

Naples_1.jpg

 Naples vit depuis sa création sous la double menace du Vésuve et de la misère.

 La vie de cette ville, considérée comme la troisième ville européenne au XVIIIe siècle, « capitale d’un royaume florissant et centre intellectuel et artistique de premier plan » dira d’elle Dominique Fernandez grand connaisseur de l’Italie et admirateur de la cité, semble constamment jouer l’équilibriste sur le fil ténu de la vie. La beauté et la laideur, la culture la plus raffinée et la misère la plus sordide cohabitent. Au-dessus de la ville plane le danger du volcan, dans les entrailles de la capitale de la Campanie, la pauvreté mine une partie de la société. Malgré cela ou peut-être à cause de cela le génie napolitain s’exprime au quotidien, au travers de l’art, et de la « combinazione ».


Un passionnant article de l'excellent Joseph Gonfavreux et Marine Vlahovic paru dans Mediapart.fr le 02 avril 2013.

Voir PDF


La grande traversée - le 04/12/2012 09:56 par Capleymar

Patrick Edlinger nous a quittés.

Qui n’a jamais entendu dire : « j’ai vu un type grimper à mains nues, sans corde, il s’appelle comment déjà ? » On avait des difficultés à retenir ce nom, mais l’image de ce corps flexible en parfaite osmose avec les parois vertigineuses des gorges du Verdon reste gravée dans la mémoire de chacun, adepte de « la progression verticale » ou non. C’est ainsi que Patrick, dans le début des années 80, a révélé au grand public une activité jusqu’alors très confidentielle, l’escalade libre.

Patrick Edlinger considérait sa pratique davantage comme un mode de vie que comme une simple discipline sportive. Au-delà de la performance, il a su traduire des valeurs intéressantes, comme le respect d'une nature sauvage et fragile, l’intégrité dans l’exercice de son activité. Mais, par-dessus tout, il a montré que ce sport générait d’autres finalités que la seule concurrence entre individus. Paradoxalement, bien qu’ayant participé aux premières compétitions, ce n’était pas un adepte de ce type de challenge, mais il l’a involontairement promu en popularisant cette discipline.

Pourtant, sa démarche revêtait un caractère bien différent.

C’était un personnage profondément romantique, un Don Quichotte qui aurait réalisé son rêve. Son refus du compromis avec le rocher, sa recherche de l’esthétique la plus aboutie dans sa gestuelle constituaient une sorte de ligne de conduite aristocratique ; c’était un Seigneur nomade et solitaire,  dont le charisme a séduit les grimpeurs du monde entier.

J’entends par « solitaire » un retrait du monde indispensable à la concentration lors de ses ascensions. Car Patrick n’était pas un ermite, les nombreux témoignages d’amitié qui s’expriment depuis son décès en attestent. Les dialogues colorés qui rythment certains films dont il a été le protagoniste révèlent une personnalité chaleureuse et communicative.  À l’instar de Georges Livanos  « Le Grec »,  « Le Blond » a « méridionalisé » l’escalade, l’a extraite de son contexte strictement alpin, tant d’un point de vue physique que symbolique. Une subtile alchimie constituée de séduction et de génie a élevé Patrick au rang d’une sorte de demi-dieu.

Au fond, il serait plus pertinent de comparer ce héros des temps modernes à un artiste qu’à un sportif. Son œuvre foisonnante et éphémère relève autant d’une création chorégraphique que d’un exploit sportif, l’exigence physique que requiert la danse classique n’a d’ailleurs rien à envier à la préparation d’un athlète de haut niveau. Le culte du « geste parfait » existe dans d’autres disciplines sportives, mais la différence profonde s’inscrit dans l’engagement mental, car, comme Patrick le disait lui-même « faire des équilibres précaires à 200 mètres du sol, cela n’a plus rien à voir »…

Derrière ce moral d’acier se dissimulait à peine une grande fragilité, celle-là même qui lui permit de développer sa prodigieuse intuition, son « intelligence du rocher », mais fut probablement aussi source d’un malaise plus profond, inconnu du grand public.

Aujourd’hui, nous éprouvons le triste sentiment d’avoir perdu le compagnon de cordée dont nous avons tous rêvé. 


Patrick Edlinger à Pyrénicimes 2010 par FFME


Préférences


Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
<O>


  Nombre de membres 8 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!