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Le Ficanas au Cédac  -  par Philocat

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Dans son blog Le Ficanas, Christian Gallo nous fait part d’une excellente  nouvelle : Le concert de  Trilok Gurtu  au CEDAC de Cimiez à Nice, le 17 mai  dernier.

C’est l’occasion de tirer un coup de chapeau à quelques courageux et visionnaires agitateurs culturels…



Le CEDAC de Cimiez grâce à l’initiative de Pierre De Maria, nous offre dès le milieu des années 80 le Jazz le plus avant-gardiste du moment, prenant le relais hivernal du Festival de Cimiez. L’identité de ce dernier,  dans les années 80-90,  reposait  sur deux particularités : d’une part, la convivialité d’une fête populaire se déroulant dans un cadre mythique, d’autre part, la représentation majoritairement qualitative de la production musicale la plus inventive de l’instant.

Le CEDAC suit depuis cette époque cette ligne de programmation, enchantant les périodes de disette musicale, tandis que le rebaptisé Nice Jazz Festival s’est éloigné d’année en année, tant géographiquement que culturellement, de sa vocation initiale.

Il est vrai que la disparition de Miles Davis, Joe Zawinul, Jaco Pastorius, Michael Brecker et plus récemment Paco De Lucia prive l’offre musicale de certains de ses représentants les plus intéressants, mais  il reste de grands créateurs tels Chick Corea, Herbie Hancock dont la relève parait assurée par quelques étoiles montantes comme, le jeune Géorgien Beka Gochiashvili, l’Arménien Tigran Hamasyan ou encore l'Israélien Yaron Herman.

Le Nice Jazz Festival pendant plusieurs années a dérivé vers des voies mal définies produisant des artistes de variété internationale ou de pop musique n’ayant que peu de rapport avec le Jazz.  Désormais, il semble rejoindre une direction plus conforme à son expression première. 

Cependant, son  déracinement vers un centre-ville chaotique lui ôte la magie que lui conférait l’environnement féérique de l’oliveraie de Cimiez. Cette osmose entre culture et nature faisait de ce festival, un évènement unique dans le paysage des manifestations estivales.  C’était une sorte de « Contre Juan Les Pins », la représentation  jazzistique par essence  de l’été, dont la prestigieuse programmation ne prend guère de risque en proposant des artistes de grande qualité certes, mais déjà célèbres et frustrant ainsi le public de nouvelles émotions. 

Publié le 28/07/2014 10:09  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
La ballade de Bavella  -  par Philocat

Enfin une une approche hédoniste de l'escalade... On sent les odeurs minérales, empyreumatiques de la Corse.

Certes, la voie est tout de même côtée 8a+, mais à aucun moment on a une impression de force ou de violence. La difficulté apparaît comme une équation à résoudre et mis à part les pieds, le corps ne semble pas souffrir.

Cette progression tient plus de la chorégraphie que d'un challenge sportif même si la performance est bien réelle.

La poésie du texte et la beauté des images nous offrent 13 minutes de bonheur vertical.

Publié le 22/05/2014 14:14  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

Comment peut-on être Anticapitaliste ?

La lecture de l'excellent "Philosophie magazine" n°26 de Février 2009 dans lequel figurait un passionnant dossier intitulé "Comment peut-on être Anticapitaliste ?", m'a inspiré les lignes qui suivent.


Comme beaucoup d'entre nous, je cherche des pistes...

Il en résulte que le capitalisme mondialisé et dérégulé se définit comme , "connexioniste" pour Luc Boltanslki, "liquide" pour Zygmunt Bauman, "réticulaire" pour Toni Négri, "psychique" pour Bernard Stiegler, "total" et "sans dehors" pour Jean Baudrillard et Alain Badiou, "cataclysmique" pour Paul Virilio.

Instauré comme système unique, il n'est pas viable à long terme (jusque là nous avons toujours été d'accord !) car l'homme n'est pas réductible à un être exclusivement attaché à la poursuite rationnelle de son intérêt. Il est aussi un être-pour-autrui, capable de don et de désintéressement. Ouf ! On n'y croyait plus !

A partir de ce constat, plutôt rassurant sur la nature humaine, certains de ces penseurs ont leur petite idée...

Ø  Mohammed Yunus propose deux systèmes qui cohabiteraient, l'un capitaliste basé sur la recherche du profit, l'autre altruiste régit par la seule gratuité.

Ø  Michael Walser évoque un "constitutionnalisme économique"  capable de délimiter les biens communs ; la santé, l'éducation, l'environnement, la justice sociale doivent être exclus de la sphère marchande.

Ø  Toni Negri pense que ce sont les individus (la Multitude) s'organisant spontanément en réseau qui peuvent contrer le capitalisme impérial. Le combat de Toni Negri se veut une lutte pour le triomphe de l'amour sur l'individualisme, véritable fondement de l'exploitation.

Ø  Bernard Stiegler estime que l'hyperconsommation satisfait en les renforçant, nos  pulsions et non pas nos désirs. Or les pulsions sont proprement destructrices tandis que les désirs sont source de création. il considère la crise actuelle comme une "désublimation" mortifère. La résolution de la crise passerait par l'instauration d'un capitalisme participatif, dans lequel l'homme ne serait plus un objet mais un véritable sujet du système. Cette mutation serait rendue possible par les techniques modernes de communication.

Etc.

Quelques réflexions lumineuses émaillent ce dossier captivant ....    

"La valeur véritable, celle qui devrait être recherchée et pratiquée, c'est la bonté et non le "bien". De nombreux crimes répugnants, aussi biens collectifs qu'individuels, ont été perpétrés, au cours du siècle dernier (et encore aujourd'hui), au nom du bien. Le bien renvoie à une valeur absolue : si je sais ce que c'est, je suis autorisé à justifier n'importe quoi en son nom. La bonté signifie au contraire écouter l'autre, elle implique un dialogue, une sensibilité aux raisons qu'il ou elle peut invoquer."

Zygmunt Bauman

Aux U.S, "l'enjeu  de la compétition, c'est la survie d'une famille, les soins de santé pour les enfants, une éducation décente, la dignité des personnes âgées. De tels risques ne laissent pas beaucoup  de place à la moralité. Car les gens n'agissent décemment que s'ils sont traités décemment"

Michael Walzer

Réussirons-nous à émerger des "eaux glacées du calcul égoïste ?"(K.Marx)


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Publié le 19/12/2010 00:38  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
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