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Politique

Comment peut-on être Anticapitaliste ?  -  par capleymar

Comment peut-on être Anticapitaliste ?

La lecture de l'excellent "Philosophie magazine" n°26 de Février 2009 dans lequel figurait un passionnant dossier intitulé "Comment peut-on être Anticapitaliste ?", m'a inspiré les lignes qui suivent.


Comme beaucoup d'entre nous, je cherche des pistes...

Il en résulte que le capitalisme mondialisé et dérégulé se définit comme , "connexioniste" pour Luc Boltanslki, "liquide" pour Zygmunt Bauman, "réticulaire" pour Toni Négri, "psychique" pour Bernard Stiegler, "total" et "sans dehors" pour Jean Baudrillard et Alain Badiou, "cataclysmique" pour Paul Virilio.

Instauré comme système unique, il n'est pas viable à long terme (jusque là nous avons toujours été d'accord !) car l'homme n'est pas réductible à un être exclusivement attaché à la poursuite rationnelle de son intérêt. Il est aussi un être-pour-autrui, capable de don et de désintéressement. Ouf ! On n'y croyait plus !

A partir de ce constat, plutôt rassurant sur la nature humaine, certains de ces penseurs ont leur petite idée...

Ø  Mohammed Yunus propose deux systèmes qui cohabiteraient, l'un capitaliste basé sur la recherche du profit, l'autre altruiste régit par la seule gratuité.

Ø  Michael Walser évoque un "constitutionnalisme économique"  capable de délimiter les biens communs ; la santé, l'éducation, l'environnement, la justice sociale doivent être exclus de la sphère marchande.

Ø  Toni Negri pense que ce sont les individus (la Multitude) s'organisant spontanément en réseau qui peuvent contrer le capitalisme impérial. Le combat de Toni Negri se veut une lutte pour le triomphe de l'amour sur l'individualisme, véritable fondement de l'exploitation.

Ø  Bernard Stiegler estime que l'hyperconsommation satisfait en les renforçant, nos  pulsions et non pas nos désirs. Or les pulsions sont proprement destructrices tandis que les désirs sont source de création. il considère la crise actuelle comme une "désublimation" mortifère. La résolution de la crise passerait par l'instauration d'un capitalisme participatif, dans lequel l'homme ne serait plus un objet mais un véritable sujet du système. Cette mutation serait rendue possible par les techniques modernes de communication.

Etc.

Quelques réflexions lumineuses émaillent ce dossier captivant ....    

"La valeur véritable, celle qui devrait être recherchée et pratiquée, c'est la bonté et non le "bien". De nombreux crimes répugnants, aussi biens collectifs qu'individuels, ont été perpétrés, au cours du siècle dernier (et encore aujourd'hui), au nom du bien. Le bien renvoie à une valeur absolue : si je sais ce que c'est, je suis autorisé à justifier n'importe quoi en son nom. La bonté signifie au contraire écouter l'autre, elle implique un dialogue, une sensibilité aux raisons qu'il ou elle peut invoquer."

Zygmunt Bauman

Aux U.S, "l'enjeu  de la compétition, c'est la survie d'une famille, les soins de santé pour les enfants, une éducation décente, la dignité des personnes âgées. De tels risques ne laissent pas beaucoup  de place à la moralité. Car les gens n'agissent décemment que s'ils sont traités décemment"

Michael Walzer

Réussirons-nous à émerger des "eaux glacées du calcul égoïste ?"(K.Marx)


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Comment peut-on être Anticapitaliste ?

La lecture de l'excellent "Philosophie magazine" n°26 de Février 2009 dans lequel figurait un passionnant dossier intitulé "Comment peut-on être Anticapitaliste ?", m'a inspiré les lignes qui suivent.


Comme beaucoup d'entre nous, je cherche des pistes...

Il en résulte que le capitalisme mondialisé et dérégulé se définit comme , "connexioniste" pour Luc Boltanslki, "liquide" pour Zygmunt Bauman, "réticulaire" pour Toni Négri, "psychique" pour Bernard Stiegler, "total" et "sans dehors" pour Jean Baudrillard et Alain Badiou, "cataclysmique" pour Paul Virilio.

Instauré comme système unique, il n'est pas viable à long terme (jusque là nous avons toujours été d'accord !) car l'homme n'est pas réductible à un être exclusivement attaché à la poursuite rationnelle de son intérêt. Il est aussi un être-pour-autrui, capable de don et de désintéressement. Ouf ! On n'y croyait plus !

A partir de ce constat, plutôt rassurant sur la nature humaine, certains de ces penseurs ont leur petite idée...

Ø  Mohammed Yunus propose deux systèmes qui cohabiteraient, l'un capitaliste basé sur la recherche du profit, l'autre altruiste régit par la seule gratuité.

Ø  Michael Walser évoque un "constitutionnalisme économique"  capable de délimiter les biens communs ; la santé, l'éducation, l'environnement, la justice sociale doivent être exclus de la sphère marchande.

Ø  Toni Negri pense que ce sont les individus (la Multitude) s'organisant spontanément en réseau qui peuvent contrer le capitalisme impérial. Le combat de Toni Negri se veut une lutte pour le triomphe de l'amour sur l'individualisme, véritable fondement de l'exploitation.

Ø  Bernard Stiegler estime que l'hyperconsommation satisfait en les renforçant, nos  pulsions et non pas nos désirs. Or les pulsions sont proprement destructrices tandis que les désirs sont source de création. il considère la crise actuelle comme une "désublimation" mortifère. La résolution de la crise passerait par l'instauration d'un capitalisme participatif, dans lequel l'homme ne serait plus un objet mais un véritable sujet du système. Cette mutation serait rendue possible par les techniques modernes de communication.

Etc.

Quelques réflexions lumineuses émaillent ce dossier captivant ....    

"La valeur véritable, celle qui devrait être recherchée et pratiquée, c'est la bonté et non le "bien". De nombreux crimes répugnants, aussi biens collectifs qu'individuels, ont été perpétrés, au cours du siècle dernier (et encore aujourd'hui), au nom du bien. Le bien renvoie à une valeur absolue : si je sais ce que c'est, je suis autorisé à justifier n'importe quoi en son nom. La bonté signifie au contraire écouter l'autre, elle implique un dialogue, une sensibilité aux raisons qu'il ou elle peut invoquer."

Zygmunt Bauman

Aux U.S, "l'enjeu  de la compétition, c'est la survie d'une famille, les soins de santé pour les enfants, une éducation décente, la dignité des personnes âgées. De tels risques ne laissent pas beaucoup  de place à la moralité. Car les gens n'agissent décemment que s'ils sont traités décemment"

Michael Walzer

Réussirons-nous à émerger des "eaux glacées du calcul égoïste ?"(K.Marx)


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Publié le 19/12/2010 00:38   | Tous les billets | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut


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